Perugia e Siena, avril 2015
Sur le divan
Fluette silhouette en jupon blanc,
Pull et collants en laine bleue.
Par delà les années,
Bien campée sur ses jambes,
Elle me donne la main vers l'histoire de mes peines.
Les yeux grand ouverts sur la vie,
Des questions plein la tête,
Le corps déjà à consoler.
Mais la flamme est intacte
Dans son cœur et le mien.
Pull et collants en laine bleue.
Par delà les années,
Bien campée sur ses jambes,
Elle me donne la main vers l'histoire de mes peines.
Les yeux grand ouverts sur la vie,
Des questions plein la tête,
Le corps déjà à consoler.
Mais la flamme est intacte
Dans son cœur et le mien.
Home
Il y a toujours dans un coin de ma tête
Des Alpilles la fine silhouette
Et la lune éclairant le ciel pâle.
Bien là le souvenir d'un fauteuil bleu
Immense et chaud pour mes fesses d'enfant.
La saveur d'un rôti, la fraîcheur du piano,
Toujours présents, à convoquer dans les tempêtes,
Et que la vie ne peut reprendre
Malgré les épreuves et les pertes.
Des Alpilles la fine silhouette
Et la lune éclairant le ciel pâle.
Bien là le souvenir d'un fauteuil bleu
Immense et chaud pour mes fesses d'enfant.
La saveur d'un rôti, la fraîcheur du piano,
Toujours présents, à convoquer dans les tempêtes,
Et que la vie ne peut reprendre
Malgré les épreuves et les pertes.
Deuils
Un visage saisi au vol
Et tout un monde de souvenirs surgit
Tout un pan de moments bénis
Et d'autres jamais arrivés
Enfouis.
C'est comme un bout de soi dont on est amputé
Qu'on a laissé derrière
Triste petit poucet.
A lui le flanc gauche
Elle le droit,
Des bouts de chair et de viscères échardés,
Confisqués par tous ces absents,
Toujours présents pourtant.
Vivace mémoire
Cuir tanné
Cœur meurtri.
Et tout un monde de souvenirs surgit
Tout un pan de moments bénis
Et d'autres jamais arrivés
Enfouis.
C'est comme un bout de soi dont on est amputé
Qu'on a laissé derrière
Triste petit poucet.
A lui le flanc gauche
Elle le droit,
Des bouts de chair et de viscères échardés,
Confisqués par tous ces absents,
Toujours présents pourtant.
Vivace mémoire
Cuir tanné
Cœur meurtri.
Paris, rue de Charonne, décembre 2015
Amoncelées sur le trottoir
Comme un tapis de larmes.
Et les mots, et les drapeaux,
En désordre, dérisoires.
Et quand on passe, le cœur se serre,
Le halo de deuil est épais.
Le pas des parisiens s'arrête,
Les visages se figent,
Les regards errent.
Nous n'étions pas là ce soir là,
Mais nous y étions tous.
Tous sidérés par l'horreur impensable,
Hébétés, meurtris, révoltés.
Révoltés que ce monde
Engendre encore la barbarie,
Et sans doute plus à venir.
Mais par où commencer, et comment résister?
Inscription à :
Articles (Atom)