C'est un cri de moineau, il faut tendre l'oreille,
Un grondement tapi, enfermé dans sa cage,
Et qui frappe aux poumons.
J'veux sortir ! entend sa sœur la peur.
La peur qui contient tout
Et resserre le corps,
Comme un filet tendu, un plastique collant.
Mais la joie est plus forte, elle jaillit tout d'un coup,
Et transperce le cœur, et rayonne et réchauffe,
Et son faisceau bénit le voisinage.
Et puis elle s'éteint, laissant de son passage
La marque indélébile du feu libérateur.
Roma nel buio
La nuit a 2 lunes !
Le chemin magique
Serpente entre les buis et les cyprès,
Pour seules lueurs des bougies en parterre
Qui laissent deviner les murs vénérables
Et les statues indéchiffrables.
Trop de beauté entre mes pas;
L'air est pur et juvénile,
La villa qui nous domine pourrait nous laisser croire
Que la ville est encore intacte.
Mais porca miseria !
Sous les nobles murailles,
Laid et sourd et violent
Le bruit des voitures saccage la nuit.
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